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Sadek Hadjerès

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Sadek Hadjerès

Sadek Hadjerès (1928 -  ), Moudjahid et militant communiste.

 

Sadek Hadjerès est né le 13 septembre 1928 à Larb'a Nath Irathen (ex Fort-National), il est fils et petit-fils d'instituteurs de l'intérieur du pays. Sa scolarité et ses études se sont déroulées à Berrouaghia, Médéa, Blida et Alger.

Il exerça comme médecin praticien à El Harrach et chercheur en sciences médicales à la Faculté d'Alger jusqu'en 1955.

 Son parcours militant débute en 1943 comme responsable chez les Scouts musulmanes algérienne (SMA). Il adhère au Parti du Peuple Algérien (PPA) en 1944 et est élu responsable de sa section universitaire en 1948.

De 1947 à 1951 il est membre du bureau de l'AEMAN (Association des étudiants musulmans d'Afrique du Nord) dont il assume la présidence en 1950. Durant l'été 1948 il participe à la rencontre de Arous regroupant de jeunes militants nationalistes qui analysent les raisons profondes de la crise du nationalisme algérien et proposent une alternative rationnelle et un processus démocratique face à la fuite en avant autoritaire et hégémoniste de leaders en panne de vision stratégique pour la libération nationale.

 La publication de cette plateforme doctrinale sous forme de brochure : «L'Algérie libre vivra» sous la signature collective de «Idir El Watani» sera le prétexte à la crise faussement «berbériste et anti-arabiste», selon Sadek Hadjerès, créée pour camoufler les carences de la direction et la démobilisation du peuple.

Il démissionne du PPA en 1949 et adhère au PCA (Parti Communiste Algérien) en 1951. Elu à son Comité central (1952), puis au Bureau politique (1955). Il dirigea la revue «Progrès» (1953-54).

L'interdiction du parti communiste en 1955 le voue à deux clandestinités successives (7 ans pour la guerre d'indépendance puis 24 ans pour la démocratie et le socialisme après l'indépendance).

 En 1955 il est responsable national adjoint des Combattants de la Libération (CDL), aux côtés de Bachir Hadj-Ali.

Le 4 avril 1956, les CDL organisent avec Henri Maillot la capture d'un chargement d'armes et de munitions de l'armée colonialiste.

Cet exploit mémorable ouvre la voie en mai-juin 1956 aux négociations avec Abane Ramdane et Benyoucef Ben-khedda pour le FLN.

Puis de 1957 jusqu'à l'indépendance, Bachir Hadj Ali et lui assument toute la direction du PCA à l'intérieur du pays. Après l'indépendance, il reprend l'activité et la recherche médicales, parallèlement à ses responsabilités politiques comme l'un des trois secrétaires du CC du PCA.

Il coordonne l'organisation après l'interdiction par Ben Bella le 29 novembre 1962. Après le coup d'État du 19 juin 1965 et la fondation en janvier 1966 du Parti de l'avant garde socialiste, Sadek Hadjerès s'engage à nouveau dans 24 ans de vie illégale et de résistance sociale et démocratique, dans les fonctions de premier secrétaire du PAGS jusqu'à fin 1990.

Depuis 1992, libre de toute affiliation partisane, il vit en exil à l'étranger où il se consacre à des travaux en Géopolitique et des publications dans la presse algérienne et internationale. Il anime le site internet unitaire et progressiste de documentation et d'échanges : http: / /www.socialgerie.net/

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