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Le Chahid Rabah Mokrani dit Si-Lakhdar

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Le Chahid Rabah Mokrani dit Si-Lakhdar

Rabah Mokrani ( 1934- 1958), Chahid.

Le Chahid Rabah Mokrani, plus connu sous son nom de guerre Si-Lakhdar, est né le 6 novembre 1934, au sein d’une famille pauvre, originaire du petit village de Guergour. Au déclenchement de la Révolution, on lui confie la mise en place des premières cellules combattantes dans la région de Lakhdaria et Ain-Bessam, dans la wilaya de Bouira.

Il est nommé, en 1956, chef des unités de combat de choc de l’armée de libération nationale (ALN), puis chargé, en compagnie du chahid Ali Khodja, de la formation des commandos d’élite de la wilaya IV historique.

Surnommé le "Faucon de djebel Zbarbar", le commandant Si-Lakhdar mena, entre 1956 et 1958, plusieurs opérations militaires audacieuses, notamment à Tablat, Sour-el-Ghozlane, Palestro (Lakhdaria actuellement), Bordj-el-Bahri, Beni-Slimane et Djebel Bouzagza, qui occasionnèrent d’énormes pertes dans les rangs de l’armée d’occupation.

Chargé par le colonel Si M’hamed Bouguerra, son chef hiérarchique au niveau de la wilaya IV historique, d’organiser les structures militaires locales et la planification des opérations militaires, Si Lakhdar saisit cette occasion pour structurer les unités combattantes affectées à travers les maquis de la wilaya IV. 

Il mettra, en outre, au point de nouvelles techniques de guérilla en zone rurale, grâce auxquelles les troupes de l’ALN vont réussir à contrecarrer les offensives répétées de l’armée coloniale et lui infliger de lourdes pertes, à l’exemple des revers subis par cette dernière à Sacamodi, Ouled-Moussa et Oued-el-Maleh.

Mortellement touché lors d’un accrochage survenu dans la nuit du 4 au 5 mars 1958 à Djebel Boulagroune, le commandant Si-Lakhdar succombera à ses blessures, en dépit des tentatives d’exfiltration entreprises par les éléments de la "Katiba Zoubiria", dirigée à l’époque par le commandant Ali Khodja.

Si Lakhdar sera enterré, dans la discrétion la plus totale, au douar Zenine, situé en contrebas du Djebel Boulagroune, où une stèle fut érigée, à l’indépendance, en hommage à ce grand chef militaire, tombé au champs d’honneur à la fleur de l’âge.

 

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